SEBASTIEN JEAN

 

 

 

 

Mon travail est basé sur une recherche fondamentale sur l’art contemporain en Haïti avec un procédé de noir de fumée, en détériorant la vraie couleur. Depuis quelques années j’ai envie d’échanger l’image d’avant à l’image d’aujourd’hui qui n’est pas spécifiquement Haïti, mais à travers le monde, avec toutes ses répétitions en utilisant une technique très particulier sous forme et mouvement cri et la félicité. J’émerge toujours dans des regards, le mépris et le mécontentement des gens, des regards malsains souvent à l’intérieur de nous, voici la société de Sébastien qui nous montre dans quel format que nous vivons aujourd’hui et en même temps, nous trouvons la psycho mentale, aussi un voyage indéfini soit dans des gestes, soit dans le fond, peindre aujourd’hui est une grande question pour moi personnellement.

Ma vie comme une péripétie pour chercher mon propre regard, a l’heure où nous sommes je suis si souvent tourmenté en sculptant en peignant, et même au tour de moi voir ce que font la société tout un poème dans ma vie d’artiste. Comme disait Pascale Monnin et James Noel avec tous les poètes réunis pour la soirée poème salle. Je suis toujours présent dans des activités : lecture pour compléter ma capacité autodidacte, qui m’inspire à partager ma passion dans la peinture et dans l’écriture contemporaine. Je nourris en ce trimbalant en plein cœur de la ville a chaque endroit où je passais sur Haïti et ailleurs. Voilà toutes mes démarches qui dégagent cette sensation de folie dans mon univers pictural et sculptural.

En atelier je me sers avec des commentaires des gens, c’est comme si je peignais dans la salle autour de moi, il y avait 15 ou 10 personnes qui m’aident mais sans avoir un tout près de moi vraiment qui m’aide à construire chaque œuvre, j’arrive à transformer les vraies histoires en fausses ou de fausses en vraies qui est vachement mystérieux. Au fond je parle envers tous, passer l’argent en or, des gestes inquiétantes, la façon autour de nous, transformer les visages et les corps morbides Dans ma peinture.

Quel détachement derrière la vanité, j’ai pris plaisir de parler ou d’exprimer mon travail qui n’est pas facile mais j’essaie quand même, s’ il n’y a pas de mépris il n’y a pas de force. Quand j’étais à l’école j’étais humilié, je n’étais pas un vrai un élève comme vous le pensez, j’étais né dans une famille lointaine, n’ayant aucune notion de la peinture, mais j’ai arrivé à confronter le jeu autodidacte.